La perte et le deuil mis en lumière

Une conférence théâtralisée pour apprivoiser la perte

Lundi 23 juin 2026  ·  Ourouer-les-Bourdelins

La santé mentale est encore trop souvent un tabou. Pourtant, elle est partout — parfois invisible, toujours présente. Ce soir là, la a choisi de la mettre en scène, littéralement, pour briser l’isolement et ouvrir un espace de parole autour du deuil.

Rompre le silence autour de la perte

Le deuil n’est pas une maladie. C’est une épreuve humaine universelle — mais une épreuve qui peut avoir de profondes conséquences sur la santé, physique, psychologique & sociale. Et l’on confond souvent le deuil lui-même avec les troubles qu’il peut engendrer…

C’est précisément pour éclairer cette frontière, parfois floue, que la conférence théâtralisée « Le deuil… en parler » a réuni le 23 juin 2026 des professionnels de santé du territoire, mais aussi tous ceux qui, dans leur pratique quotidienne, se trouvent confrontés à la mort et à la souffrance des proches endeuillés.

« Le deuil n’est pas une maladie, c’est une épreuve qui peut avoir des conséquences sur la santé. Notre objectif aujourd’hui est de rompre l’isolement de personnes en situation de souffrance. » — Introduction de la soirée

Trois femmes, trois expertises, une seule scène

La singularité de cette soirée tenait dans la rencontre de trois univers — la clinique, l’art et le théâtre — portés par trois intervenantes:

Alexandra Deville, Psychologue
Porteuse du cadre clinique, elle a incarné son propre rôle, celle de la psychologue, recevant Pascale, Paul, Pervenche… — la clinique incarnée sur scène
Isabelle Nicolazzo, Art-thérapeute
Elle a éclairé les mécanismes du deuil, ses phases, la symbolique de l’art et la dimension culturelle de la perte. Elle a également ouvert la voie du non-verbal — créer, ressentir, symboliser — pour dire ce que les mots ne suffisent pas à exprimer dans l’expérience du deuil.
Sara Veyron, Cie Théâtre du Chaos, Metteure en scène & interprète
Son regard d’artiste a tissé le fil narratif de la soirée, donnant corps, rythme et chair à une parole souvent tue.

>> Médecins, infirmiers, pharmaciens, kinésithérapeutes, mais aussi travailleurs sociaux, accompagnants et coordinateurs de parcours : tous étaient les bienvenus ce soir. La diversité des profils a enrichi les échanges — chacun arrivait avec sa propre expérience de la perte, et repartait avec de nouveaux repères et un peu moins seul face à ce sujet si rarement abordé en formation.

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